• Article de Jacques Bichot publié sur Atlantico le 23 août 2017.
     
    Dans une interview accordée à Sud-Ouest, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a reconnu "demander un effort" aux retraités.

     
    Atlantico : Conformément aux promesses formulées par Emmanuel Macron, le Ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a confirmé la hausse de la CSG en 2018 pour plus de 9 millions de retraités. Comment interpréter un tel mouvement ? La formule utilisée par Bruno Le Maire est-elle légitime, lorsqu'il demande aux retraités de "faire un effort" ? Les retraités font ils moins d'efforts que les autres catégories de la population ?
     

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  • Il se trouve que l’Occident (Europe puis Amérique du Nord) a connu jusqu’au XXème siècle un essor intellectuel, matériel et économique sans précédent ni équivalent dans les autres cultures ou civilisations. Or c’est en Occident que s’est développé un type de société bien particulier, la Chrétienté, avant de se disséminer dans le reste du monde. Beaucoup (pas tous, loin de là) y voient un rapport de cause à effet : l’enseignement de Jésus-Christ transmis par l’Eglise catholique a permis, entre autres (ce n’est pas son but premier), un usage systématique et rigoureux de la raison (par opposition à la pensée magique), marqué du sceau du réalisme. De ce fait, l’Occident a bénéficié d’une efficacité sans équivalent dans la compréhension progressive et la domestication partielle de la nature ; non sans excès et déviances, souvent.  Il est donc tentant de se demander (nous ne sommes pas les premiers) si le régime économique appelé capitalisme, tel qu’il s’est développé sans interruption depuis le XVème siècle, est lui aussi une des conséquences du christianisme. La fréquence des références à la vie économique dans les Evangiles y incite également.

    Dans cette série d’articles, après avoir récapitulé les principales définitions du capitalisme et les principaux jalons et conditions de son émergence massive en Occident, nous essaierons de répondre à trois questions :

    -          1. le capitalisme, au moins dans certaines conditions, a-t-il été rendu possible par le christianisme ? bien plus, est-il une conséquence logique et inéluctable du christianisme, dans l’ordre économique ?

    -       2. est-il le meilleure régime économique d’un point de vue catholique ? peut-on le considérer comme un régime particulier de l’Economique, indépendamment des régimes politiques et sociaux ?

    -          3. peut-il y avoir un capitalisme durable sans que les principes sociaux chrétiens soient mis en pratique dans la société où il se déploie, même sous une forme atténuée ? La France contemporaine, officiellement indifférente religieusement, ainsi que la Chine post-maoïste (et post-impériale), ou encore le Japon, fournissent d’intéressants sujets d’observation.

    Nous nous appuierons pour cela non seulement sur la Doctrine sociale de l’Eglise catholique, mais aussi sur plusieurs auteurs, de Werner Sombart à Ellen Meiksins Wood, qui ont étudié de façon approfondie la question des origines du capitalisme.

    Premier article : De quoi parle-t-on exactement ? Qu’est-ce que le capitalisme ? http://www.aecfrance.fr/le-christianisme-est-il-a-l-origine-du-capitalisme-1-de-quoi-parle-t-o-a131090872

    Deuxième article : Les facteurs d’émergence du capitalisme en Europe. Quelques jalons.

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  • Il se trouve que l’Occident (Europe puis Amérique du Nord) a connu jusqu’au XXème siècle un essor intellectuel, matériel et économique sans précédent ni équivalent dans les autres cultures ou civilisations. Or c’est en Occident que s’est développé un type de société bien particulier, la Chrétienté, avant de se disséminer dans le reste du monde. Beaucoup (pas tous, loin de là) y voient un rapport de cause à effet : l’enseignement de Jésus-Christ transmis par l’Eglise catholique a permis, entre autres (ce n’est pas son but premier), un usage systématique et rigoureux de la raison (par opposition à la pensée magique), marqué du sceau du réalisme. De ce fait, l’Occident a bénéficié d’une efficacité sans équivalent dans la compréhension progressive et la domestication partielle de la nature ; non sans excès et déviances, souvent.  Il est donc tentant de se demander (nous ne sommes pas les premiers) si le régime économique appelé capitalisme, tel qu’il s’est développé sans interruption depuis le XVème siècle, est lui aussi une des conséquences du christianisme. La fréquence des références à la vie économique dans les Evangiles y incite également.

    Dans cette série d’articles, après avoir récapitulé les principales définitions du capitalisme et les principaux jalons et conditions de son émergence massive en Occident, nous essaierons de répondre à trois questions :

    -         1.  le capitalisme, au moins dans certaines conditions, a-t-il été rendu possible par le christianisme ? bien plus, est-il une conséquence logique et inéluctable du christianisme, dans l’ordre économique ?

    -       2. est-il le meilleure régime économique d’un point de vue catholique ? peut-on le considérer comme un régime particulier de l’Economique, indépendamment des régimes politiques et sociaux ?

    -         3. peut-il y avoir un capitalisme durable sans que les principes sociaux chrétiens soient mis en pratique dans la société où il se déploie, même sous une forme atténuée ? La France contemporaine, officiellement indifférente religieusement, ainsi que la Chine post-maoïste (et post-impériale), ou encore le Japon, fournissent d’intéressants sujets d’observation.

    Nous nous appuierons pour cela non seulement sur la Doctrine sociale de l’Eglise catholique, mais aussi sur plusieurs auteurs, de Werner Sombart à Ellen Meiksins Wood, qui ont étudié de façon approfondie la question des origines du capitalisme.

    Premier article : De quoi parle-t-on exactement ? Qu’est-ce que le capitalisme ?

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  •  Article de Jacques Bichot publié sur Causeur.fr le 1er août 2017, puis sur Économie-matin, le 2 août 2017 (sous le titre "Démographie : la baisse continue au second trimestre").
     
    L’INSEE vient de fournir le chiffre des naissances en France métropolitaine pour le mois de juin ; nous disposons donc des résultats pour le second semestre 2017. Le premier trimestre 2017 avait été marqué par une diminution assez sensible : moins 15 400 naissances, soit 8,1 % de baisse, par rapport au premier trimestre 2012 ; et moins 4 100 naissances, soit 2,3 % de baisse, par rapport au premier trimestre 2016 . La natalité poursuit sa chute au second trimestre : 14 250 naissances « perdues » par rapport à 2012, soit une diminution de 7,4 % ; et 3 300 de moins qu’en 2016, soit 1,8 %.
     

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  • Article publié sur le site Causeur.fr, le 31 juillet 2017

     C’est une institution estivale : chaque été, divers instituts (Contribuables associés, IFRAP, Institut économique Molinari) sonnent le tocsin de la « libération fiscale ». Cette année, « la libération fiscale approche pour les Français » titre même Le Figaro du 27 juillet, qui consacre presque deux pages à rendre compte des calculs de l’Institut Molinari.  Il est précisé qu’« à partir du 29 juillet, chacun travaillera pour soi mais plus pour financer, via ses impôts et cotisations, l’État et la Sécurité sociale ». Hélas ces arithméticiens amalgament les différents prélèvements obligatoires sans se soucier ni de ce à quoi ils servent, ni des différences qui existent entre eux.

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