• Barthélemy Laurent

  • Le distributisme ou la 3ème voie

    En ce temps troublés, l’économie française titube sous le choc du (premier) confinement sanitaire et la finance spéculative a déserté l’arène économique à la première alerte. L’article précédent (DSE et libéralisme, un ralliement de trop ?) se proposait de montrer que le libéralisme économique a prouvé définitivement son impuissance à animer durablement une économie saine, robuste et stable, et qui ne soit pas asservie à la finance spéculative. Il ne paraît pas inutile, avant de proposer dans un dernier article un cadre de réflexion basé sur la DSE (doctrine sociale de l’Eglise catholique) pour sortir de l’ornière, de passer un peu de temps sur ce qu’on appelle le Distributisme. Le distributisme est une troisième voie socio-économique, radicalement différente du capitalisme libéral et du collectivisme (et de leur aboutissement naturel, l’Etat servile décrit par Hilaire Belloc, comme on le verra). En fait, pour paraphraser Chesterton, c’est un capitalisme où suffisamment de gens sont capitalistes, alors que dans le capitalisme accapareur, cumulatif et dominateur que nous vivons, il y a trop peu de capitalistes. Pourquoi cette voie, définie au siècle dernier par des Britanniques sur la base de l'encyclique Rerum Novarum de Léon XIII et de Quadragesimo Anno de Pie XI,  a-t-elle connu si peu de retentissement ? Et en particulier en France?

     

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  • DSE et libéralisme économique: un Ralliement de trop?

     

    L’épidémie de coronarivus a déclenché une nouvelle crise mondiale, sanitaire, sociale et économique, venant s’ajouter à une série déjà très longue de crises économiques. Cette crise agit comme un révélateur décapant de nos valeurs et de notre mode de vie, et fait tomber des illusions. Le système mondial basé sur un pseudo-libéralisme, notamment économique, non seulement se montre d’une grande fragilité, mais surtout définitivement incapable d’assurer le bien commun et la justice sociale, dans leur dimension matérielle (c’est tout ce qu’on lui demande). Il semble donc quasi-impossible après tout cela de concilier les enseignements de la DSE (Doctrine sociale de l’Eglise catholique) avec cette forme d’économie, comme c’était le cas du temps de Léon XIII. Cet article explique pourquoi.

    Un second article passera en revue les alternatives possibles, en conformité toujours avec la DSE.

    Le présent article sert également de conclusion à ma série sur le capitalisme, sur ce site AEC : « Le christianisme est-il à l’origine du capitalisme ? » d’ août 2017 à  novembre 2017) :

    1.       De quoi parle-t-on

    2.       Les facteurs d'émergence du capitalisme industriel en Europe- quelques jalons

    3.       Universalité potentielle du capitalisme - le cas de la Chine et du Japon

    4.       Que dit la Doctrine sociale de l'Eglise?

    5.       Que disent les anti-capitalistes ?

    6.       La question des corporations de métiers

     

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  • Article publié sur le blog d'HYPERION LBC le 22 avril 2020.

     

    Pour en finir avec les cygnes noirs qui n'en sont pas... et en cachent des vrais

     

    L'épidémie COVID-19 est souvent présentée comme un cygne noir. Ce n'en est absolument pas un, si l'on se réfère à la définition qu'en donne Nassim Nicholas Taleb dans son ouvrage célèbre de 2007 auquel on fait en général allusion. Elle était prévisible, pour preuve le plan interministériel pandémie 2013 issu du retour d'expérience H1N1 et de nombreuses épidémies antérieures. En revanche, comme je le montre dans cet article, le véritable cygne noir c'est la stratégie de confinement radical et pour tout dire binaire, adoptée en France et dans quelques autres pays. Ceci a un rapport direct avec les clauses de force majeure et de hardship des contrats commerciaux.

    En savoir plus ici 

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  • Ci-dessous le lien d'un article que j'ai mis en ligne la semaine dernière, sur le thème " Est-ce bien le moment de s'occuper de RSE (responsabilité sociétale d'entreprise?" La réponse est bien sûr oui, mais pas de la même façon que d'habitude.

    La RSE par gros temps

    Navire dans la tempête, Ferdinand Bonheur, 1817-1887

     Les entreprises ou organisations (collectivités territoriales, associations…) déjà engagées dans des démarches RSE (responsabilité sociétale des entreprises) sont d’ores et déjà confrontées à un stress test très dur, à la fois de leur activité opérationnelle et de leurs ambitions RSE. L’esprit RSE pré-existant à la crise peut être un facteur de cohésion précieux pour la survie. Celles qui ne s’y étaient pas encore engagées, verront peut-être dans la crise épidémique actuelle une raison supplémentaire de ne pas le faire. Ou au contraire un déclic pour s’y engager. Peut-on s’en tenir à cela ? Paradoxalement, n’est-ce pas en situation de danger grave collectif que les valeurs et les pratiques promues par la RSE sont les plus indispensables ? Cet article vise non pas à fournir des réponses opérationnelles (l’heure est plus à l’action qu’à théoriser sur un tel sujet) mais des éléments d’appréciation.  Il met en perspective le vital, le prioritaire et l’important. Vous y trouverez successivement : 1. D’abord survivre 2. Et aussi ? 3. Revoir les priorités 4. Préserver l’essentiel et développer de nouvelles opportunités et une petite revue bibliographique sur le thème « RSE en situation de crise ».


      

     

     

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  • Le projet de loi PACTE (plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) est sorti de l'Assemblée nationale pour être examiné par le Sénat. On trouvera ici le récapitulatif (à date du 09/10/2018) des articles de ce projet,  avec une analyse plus approfondie des suites données (ou pas) au rapport Notat-Senard (L'entreprise, objet d'intérêt collectif, mars 2018). Le rapport Notat-Senard avait fait l'objet de mes articles Société à objet social étendu (SOSE) (voir aussi AEC droit des entreprises et bien commun ) et  Rapport Notat Senard 03/2018  Pour une analyse plus approfondie de l'ensemble du projet de loi PACTE, voir mon blog Hyperion LBC, dont est extrait ce qui suit. Le projet de loi, passé de 73 à 195 articles lors de l'examen par l'Assemblée nationale, devrait être promulgué au premier trimestre 2019 après son passage au Sénat. Ce texte, compte tenu de sa nature très disparate en forme de cavalier budgétaire, mériterait le nom de "paquet" au sens bruxellois du terme, plus que de loi.

    projet de loi PACTE: gouvernance des entreprises

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