• Barthélemy Laurent

  • Article publié sur le blog d'HYPERION LBC le 22 avril 2020.

     

    Pour en finir avec les cygnes noirs qui n'en sont pas... et en cachent des vrais

     

    L'épidémie COVID-19 est souvent présentée comme un cygne noir. Ce n'en est absolument pas un, si l'on se réfère à la définition qu'en donne Nassim Nicholas Taleb dans son ouvrage célèbre de 2007 auquel on fait en général allusion. Elle était prévisible, pour preuve le plan interministériel pandémie 2013 issu du retour d'expérience H1N1 et de nombreuses épidémies antérieures. En revanche, comme je le montre dans cet article, le véritable cygne noir c'est la stratégie de confinement radical et pour tout dire binaire, adoptée en France et dans quelques autres pays. Ceci a un rapport direct avec les clauses de force majeure et de hardship des contrats commerciaux.

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  • Ci-dessous le lien d'un article que j'ai mis en ligne la semaine dernière, sur le thème " Est-ce bien le moment de s'occuper de RSE (responsabilité sociétale d'entreprise?" La réponse est bien sûr oui, mais pas de la même façon que d'habitude.

    La RSE par gros temps

    Navire dans la tempête, Ferdinand Bonheur, 1817-1887

     Les entreprises ou organisations (collectivités territoriales, associations…) déjà engagées dans des démarches RSE (responsabilité sociétale des entreprises) sont d’ores et déjà confrontées à un stress test très dur, à la fois de leur activité opérationnelle et de leurs ambitions RSE. L’esprit RSE pré-existant à la crise peut être un facteur de cohésion précieux pour la survie. Celles qui ne s’y étaient pas encore engagées, verront peut-être dans la crise épidémique actuelle une raison supplémentaire de ne pas le faire. Ou au contraire un déclic pour s’y engager. Peut-on s’en tenir à cela ? Paradoxalement, n’est-ce pas en situation de danger grave collectif que les valeurs et les pratiques promues par la RSE sont les plus indispensables ? Cet article vise non pas à fournir des réponses opérationnelles (l’heure est plus à l’action qu’à théoriser sur un tel sujet) mais des éléments d’appréciation.  Il met en perspective le vital, le prioritaire et l’important. Vous y trouverez successivement : 1. D’abord survivre 2. Et aussi ? 3. Revoir les priorités 4. Préserver l’essentiel et développer de nouvelles opportunités et une petite revue bibliographique sur le thème « RSE en situation de crise ».


      

     

     

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  • Le projet de loi PACTE (plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) est sorti de l'Assemblée nationale pour être examiné par le Sénat. On trouvera ici le récapitulatif (à date du 09/10/2018) des articles de ce projet,  avec une analyse plus approfondie des suites données (ou pas) au rapport Notat-Senard (L'entreprise, objet d'intérêt collectif, mars 2018). Le rapport Notat-Senard avait fait l'objet de mes articles Société à objet social étendu (SOSE) (voir aussi AEC droit des entreprises et bien commun ) et  Rapport Notat Senard 03/2018  Pour une analyse plus approfondie de l'ensemble du projet de loi PACTE, voir mon blog Hyperion LBC, dont est extrait ce qui suit. Le projet de loi, passé de 73 à 195 articles lors de l'examen par l'Assemblée nationale, devrait être promulgué au premier trimestre 2019 après son passage au Sénat. Ce texte, compte tenu de sa nature très disparate en forme de cavalier budgétaire, mériterait le nom de "paquet" au sens bruxellois du terme, plus que de loi.

    projet de loi PACTE: gouvernance des entreprises

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  • Cet article a été initialement publié sur mon blog professionnel  Hyperion LBC . J'y ai ajouté ici (paragraphe 2.) quelques considérations explicitement catholiques.

    Si l’éthique du management et des affaires était une science exacte, ça se saurait.

    Cependant elle est relativement simple, quand on peut distinguer facilement ce qui est bon et ce qui est mauvais : la corruption c’est mal, trier ses déchets c’est bien (encore qu’il faille considérer la totalité du cycle de vie), assurer gratuitement des formations pour des associations c’est bien etc.  C’est une question de volonté, éventuellement d’affectation de ressources, mais pas de discernement. Encore que, selon qu’on est à Romorantin, à Tegucigalpa ou à Dacca, « corruption » et « déchet » méritent qu’on y regarde de plus près avant de trancher ; c’est une difficulté que rencontrent les groupes internationaux.

    Là où les choses se compliquent, c’est  quand :

    -         >  plusieurs critères éthiques conduisent à des exigences contradictoires,

    -         >  ou bien quand il faut choisir entre deux « biens » apparents,

    -       > ou bien quand vos valeurs sont non pas en contradiction mais hiérarchisées différemment de celles de l’entreprise, ou celles de l’entreprise différemment de celles de telle ou telle partie prenante,

    -          > ou encore quand deux objectifs de l’organisation ou de votre feuille de route annuelle entrent en conflit,

    -           etc.

    C’est alors une question de discernement avant d’être une question de volonté ou de priorité d’affectation de ressources. 

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  • Ce document a été publié le 17 mai 2018 par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi conjointement avec le Dicastère pour le Service du développement humain intégral.

    Le titre complet est: «Questions économiques et financières, considérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel».  En résumé Oe&Pec Quae ou OPQ dans la suite. Complémentaire des encycliques pontificales, il apporte à un niveau opératoire des éléments de réponse réclamés depuis longtemps et avec insistance, sur les aspects moraux de l’ultra-financiarisation de l’économie. Selon La Croix 18/05/2018, ce texte «veut apporter un éclairage moral à une société fondée non plus sur une économie du travail mais sur une économie financière et auto-centrée».

    Le présent article se propose :

    -         *  de relier Oe&Pec Quae aux interventions antérieures de l’Eglise sur la place de la Finance dans l’économie et les problèmes qu’elle soulève,

    -          *   de le relier également à différentes  voix de la société civile (y compris issues du monde de la Finance): par exemple l'article de Salins et Villeroy de Galhau de 2009 dans la revue Etudes, dans la foulée de la crise de 2008 et de la parution de Caritas in Veritate; ou encore "Dysfonctionnements des marchés financiers" de Lepetit, Economica 2014

    -          *   et enfin de montrer ce qui est nouveau dans Oe&Pec Quae et ce qui ne l’est pas, ainsi que quelques points qui  n’y sont pas traités.

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